Par Christian Lorandin.
1 octobre 2014
Dans cette immense villa trouvillaise, entourés d’amis chers et cultivés, le réveillon s’annonce magnifique. Foie gras, boudin blanc, le maître de maison débouche un sublime sauterne de 1974. Après dîner, des invités arrivent et nous faisons un concert improvisé. L’Arpeggione obtient un vif succès, Marie imprime à cette musique tout la candeur et la pureté qu’elle demande, je l’accompagne attentivement. Je joue du Satie qui envoûte par son aspect intemporel et lunaire, un Impromptu de Schubert et la Gavotte de Lully que Cziffra mettait souvent à ses programmes. Quelques jours après j’envoyais la photocopie de cette musique à la fille de ces amis passionnée de piano et qui l’avait adorée. Avec Marie nous continuons avec nos petites musiques tant aimées, Après un rêve et Berceuse de Fauré et cette si belle Sonate en sol mineur d’Henry Eccles (qu’il faut prononcer à l’anglaise…) et que Marie a transcrite pour l’alto. Le plaisir est immense, les sourires et la chaleur s’adressent autant aux compositeurs qu’à ce couple atypique, simplement heureux et uni par la musique. En guise de compliment suprême, un invité déclare « voilà un réveillon utile ! » Pour une fois, en effet, nous ne nous étions pas ennuyés.
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